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Baisses de remboursements

Posté le 31/08/2016

Baisses de remboursements dans la chaleur de l'été

Le Comité Economique des produits de santé (CEPS) vient de faire connaitre son intention de baisser les tarifs de 9 groupes de produits inscrits sur la Liste des Produits et prestations remboursés par l'Assurance maladie (LPPR), soit des baisses de remboursement allant jusqu’à 10 % pour plus de 250 produits et prestations pris en charge par l’Assurance-maladie. Ces produits concernent l'auto-surveillance glycémique, l'auto-traitement du diabète, l'apnée du sommeil, la prévention d'escarres, la nutrition orale, la nutrition entérale, la stomie, les troubles de la continence, et enfin les chaussures orthopédiques. Le CEPS vise ainsi à permettre à l'Assurance-maladie de réaliser plus de 180 millions d'euros d'économies en année pleine. Au même moment, l'Assurance-maladie vient d'accorder près d'un milliard d'euros aux médecins libéraux pour revaloriser de diverses manières leurs honoraires, en particulier ceux des médecins généralistes.

Nos amis prestataires ont aussitôt protesté, faisant valoir qu'il n'y a pas eu de négociation préalable, comme le prévoit leur accord cadre signé en 2011. Ils considèrent que cette mesure unilatérale "met à genoux tout un secteur d'activité" et que ces baisses tarifaires "tournent le dos résolument au virage ambulatoire en rayant de la carte une partie des acteurs qui devaient y contribuer". Pour ces derniers, outre l'impact sur l'emploi (60 000 salariés travaillent pour plus de 800 associations et entreprises prestataires), la décision du CEPS ferait "1,5 million de victimes collatérales : les patients chroniques, personnes âgées ou handicapées accompagnées par les PSAD qui, demain, ne bénéficieront plus du matériel et de l'accompagnement de qualité qui leur permettait d'être soignés dans de bonnes conditions."

Les représentants du monde syndical des prestataires (Fédération des PSAD, Snadom, UNPDM, UPSADI) se sont associés dans un rejet de ce texte du CEPS et ont écrit au Président de la République (1) pour lui faire part de leur inquiétude en l'invitant à ne pas "sacrifier la santé à domicile". La FFAAIR s'associe à cette demande en attendant d'aller plus loin avec ses associations membres.

Cliquez ici pour voir le communiqué de presse commun des syndicats de prestatairesCliquez ici pour voir la lettre ouverte des prestataires au Président de la République.

Cliquez ici pour lire la lettre ouverte de la FFAAIR à Mme la Ministre de la Santé.